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Lutter contre le réchauffement, c’est lutter contre la crise économique

par Marie Quinty
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Texte mis en ligne le 31 octobre 2008 à 9:56
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Lutter contre le réchauffement, c’est lutter contre la crise économique
Le commissaire européen à l’environnement, Stavros Dimas, défend son « paquet énergie-climat » en pleine tempête financière.
Dans une entrevue accordée aujourd’hui au quotidien parisien Le Monde, Stavros Dimas réitère la justesse du plan européen de réduction des émissions polluantes, au moment où plusieurs membres de l’Union européenne, dont la Pologne et l’Italie, le remettent en question, redoutant qu’il n’affaiblisse leur économie déjà menacée.

Selon le commissaire à l’environnement, le plan de lutte au réchauffement climatique, dont il est un des architectes, va permettre de lutter également contre la crise économique. Les mesures en faveur des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique doivent stimuler la croissance, dit-il, car elles vont promouvoir l’innovation et la création de nouveaux emplois.

Un euro d’électricité épargné peut être investi dans un autre secteur. Et à ceux qui disent que le « paquet énergie-climat » entraîne des coûts trop élevés chez les entreprises, Stavros Dimas répond que ces coûts sont avant tout des investissements en faveur des énergies renouvelables et des économies d’énergie.

Au total, ces dépenses représentent 60-70 milliards d’euros par année. Loin d’être une perte, elles vont stimuler la croissance. Si vous investissez dans des réseaux électriques plus modernes, vous allez économiser de l’électricité.

À l’Allemagne qui demande d’octroyer des quotas gratuits d’émissions de gaz à effet de serre à quatre secteur énergivores, le ciment, la chimie de base, les fabricants de chaux et la sidérurgie, le commissaire à l’environnement répond qu’on doit en effet trouver des solutions spécifiques à ces secteurs. « Nous avons proposé soit de donner des allocations gratuites à ces secteurs, soit d’inclure les importateurs dans notre système d’enchères sur les droits à polluer. »

Stavros Dimas affirme que la délocalisation des industries les plus consommatrices en énergie vers des pays où les contraintes environnementales sont plus faibles ne serait pas bonne pour des raisons économiques, mais aussi écologiques. Il faut préserver les emplois et réduire les émissions.

Pour aller plus loin :

www.lemonde.fr

www.euractiv.fr

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