Les Affaires | Affaires Plus | Commerce | Finance et Investissement | Investment Executive
Transcontinental
Vision Durable
Nouvelles du jour
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Commentez ce texte

Les carrières et la biodiversité : même combat !

Une étude française démontre que les carrières abandonnées servent de refuse à une flore et à une faune autrement dépourvue d’habitat.

par Marie Quinty
Voir tous les articles de Marie Quinty
Texte mis en ligne le 30 octobre 2008 à 9:51
Soyez le premier à commenter ce texte
Les carrières et la biodiversité : même combat !
Une étude française démontre que les carrières abandonnées servent de refuse à une flore et à une faune autrement dépourvue d’habitat.
L’Union nationale des industries de carrières et matériaux de construction (Unicem) a présenté mardi dernier une étude montrant l’importance des carrières dans la préservation de la biodiversité.
Réalisée par des scientifiques de grande renommée comme Robert Barbault, du Muséum national d’histoire naturelle, un des plus éminents spécialistes de la biodiversité, cette étude a porté sur 35 carrières. On y a recensé 362 espèces d’oiseaux, d’insectes et de reptiles, dont certains menacés, ainsi que 1 092 espèces végétales.

« Nous sommes l’exemple curieux d’une industrie qui favorise la biodiversité », s’est réjouit Dominique Hoestlandt, président de l’Unicem et directeur général adjoint de Lafarge Béton Granulats.

En fait, les carrières rajeunissent les milieux naturels. Elles provoquent des perturbations qui produisent des ruptures dans l’environnement : création de falaises, apparition de parois sableuses, de plans d’eau, mise à nu du substrat minéral, créant ainsi un habitat accueillant pour certaines espèces animales.

Bernard Frochot, ancien directeur du département d’écologie de l’université de Bourgogne, cite l’exemple du hibou grand-duc, qui habite les éboulis naturels : « Il avait quasiment disparu de la moitié nord de la France, mais les carrières lui fournissent un habitat de substitution ».

Le professeur explique que lorsque s’achève l’exploitation d’un site, la pression humaine tombe quasiment à zéro : il n’y a ni labours, ni pesticides, ni fréquentation, ni exploitation du bois.

Le travail de sensibilisation de l’Unicem n’est pas pour autant terminé : seulement 900 sites sur les 3 000 que compte le territoire français ont signé sa charte de l’environnement.

Mais, note le quotidien Le Monde, la perception du secteur comme destructeur des milieux naturels a sans doute vécu. Des associations de défense de l’environnement se sont d’ailleurs associées à des industriels.

C’est le cas du Fonds mondial pour la nature (WWF), qui a élaboré avec Lafarge un indice de biodiversité pour évaluer les sites du groupe.

Cette étude arrive au moment où l’industrie minière du Québec s’apprête à se réunir autour du thème du développement durable. Le Symposium organisé en partenariat avec l’industrie, l’Association minière du Québec, le gouvernement et des institutions d’enseignement se tiendra les 3 et 4 novembre prochain à Rouyn-Noranda.

Pour aller plus loin :

www.lemonde.fr

www.wwf.fr

Ces textes pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus: