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Nouvelles taxes vertes: la France fait marche arrière

L’extension du programme bonus-malus est remise aux calendes grecques

par Alexis Beauchamp
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Texte mis en ligne le 19 septembre 2008 à 10:06
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Nouvelles taxes vertes: la France fait marche arrière
Le premier ministre François Fillon a remis les pendules à l'heure, rabrouant son ministre de l'Écologie qui promettait de nouvelles taxes écolos. Photo: plusnews.fr
Nouvelles taxes vertes: la France fait marche arrière
L’extension du programme bonus-malus est remise aux calendes grecques
Le premier ministre François Fillon vient de rappeler à l’ordre son ministre de l’Écologie Jean-Louis Borloo, qui depuis cet été fait des vagues en promettant de nouvelles taxes écologiques.
« Il n'y a pas d'arbitrage, il n'y a aucune liste, ni d'extension du bonus-malus dans le Grenelle I, c'est clair », a laissé tombé sans équivoque M. Fillon.

Alors que le gouvernement français est en pleine négociations concernant son prochain budget, plusieurs parlementaires s’inquiétaient des projets de M. Borloo.

D’aucuns percevaient la proposition du ministre de l’Écologie comme de nouveaux fardeaux pour les entreprises et consommateurs français, au moment où ce pays fait face à un ralentissement marqué de son économie.

Or M. Borloo, appuyé par le président Nicolas Sarkozy, répète que le projet de « croissance verte » aurait plutôt permis d’élever le pouvoir d’achat des Français parce que les nouveaux malus (taxes) sur les produits polluants auraient été compensés par des bonus (réductions fiscales) équivalentes.

Les propositions de M. Borloo se voulaient une extension du système bonus-malus automobile, qui surtaxe les véhicules les plus polluants pour subventionner les autos plus propres.

La popularité des voitures subventionnées dépasse toutefois les attentes du gouvernement français, qui prévoit un surcoût de 200 millions d’euros cette année, à cause d’un déséquilibre entre les malus récoltés et les bonus attribués.

Le premier ministre François Fillon semble d’ailleurs ambivalent par rapport à l’avenir de cette initiative : « Le bonus-malus automobile, c'est très bien. Ce n'est pas une taxe, plutôt une subvention. On est en train d'en évaluer les impacts », affirme-t-il.

Pour aller plus loin :

www.lemonde.fr Le Monde

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