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Philanthropie : les Québécois chiches ?

par Alexis Beauchamp
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Texte mis en ligne le 18 septembre 2008 à 10:21
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Philanthropie : les Québécois chiches ?
Si les Québécois donnent moins à des oeuvres charitables que la moyenne canadienne, la force de l'économie sociale dans la province vient toutefois nuancer le portrait.
Philanthropie : les Québécois chiches ?
Pierre Boivin, président du Canadien de Montréal, est très actif en matière de philanthropie.
Outre la Fondation des Canadiens pour les enfants, M. Boivin préside également la Fondation de l’hôpital Sainte-Justine.

S’il est un grand promoteur d'initiatives philanthropiques, M. Boivin signale toutefois que la nouvelle vague de philanthropie corporative est insuffisante pour répondre aux besoins sociaux de la société.

Il croit d’ailleurs que le Québec accuse au retard le Canada, et le Canada un retard par rapport aux États-Unis, en matière de charité, corporative et individuelle.

Selon lui, il est clair que le rôle historique de l’Église et de l’État au Québec a contribué à ce constat.

En conférence au cinquième Forum Tremblant sur la responsabilité sociale des entreprises, il rappelle que les Québécois sont les plus taxés en Amérique du Nord.

M. Boivin croit que le gouvernement devrait mettre en place des programmes, fiscaux ou autres, afin d’encourager les dons de charité au Québec.

Michael Hall, vice-président à la recherche chez Imagine Canada, ajoute pour sa part que les études d’Imagine en matière de philanthropie confirment que les Québécois donnent « beaucoup moins » que le reste du Canada.

Bill Young, qui dirige un fonds de capital de risques « social » dont certains des investissements sont au Québec, ne conteste pas la conclusion de MM. Boivin et Hall.

M. Young souligne par contre que les Québécois sont des leaders en matière d’entrepreneuriat social. Il croit que la charité traditionnelle est nécessaire, mais ajoute que la vigueur de l’économie sociale au Québec doit être prise en compte.

Lire aussi: www.visiondurable.com La philanthropie stratégique: un avantage compétitif ?

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