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Une chaire sur le captage de CO2 à l’INRS

On veut savoir si cette approche fonctionnerait au Québec

par Alexis Beauchamp
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Texte mis en ligne le 2 septembre 2008 à 14:39
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Une chaire sur le captage de CO2 à l’INRS
L'approche visant à utiliser le CO2 afin d'augmenter la production pétrolière, comme c'est le cas à Weyburn en Saskatchewan (photo), ne fera pas partie du mandat de la Chaire. Photo: Petroleum Technology Research Centre
Une chaire sur le captage de CO2 à l’INRS
On veut savoir si cette approche fonctionnerait au Québec
Injecter le dioxyde de carbone dans le sol, où il ne contribuerait pas aux changements climatiques : rêve ou réalité ?
Difficile à dire pour le Québec, où aucune étude d’envergure n’a été réalisée à ce propos.

C’est pour commencer à combler cette lacune que l’Institut national de recherche scientifique (INRS) du Québec lance une chaire de recherche sur la séquestration géologique du CO2. Ce centre sera financé par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP), à la hauteur de 5 millions de dollars sur cinq ans.

Michel Malo, titulaire de cette nouvelle chaire et expert des bassins sédimentaires, explique que les recherches seront tout d’abord axées sur une caractérisation des sites géologiques potentiels, surtout situés dans les basses-terres du Saint-Laurent.

« Nous travaillerons de pair avec les entreprises du secteur pétrolier et gazier au Québec, qui explorent la région entre Montréal et Québec depuis environ trente ans », explique M. Malo.

Les trois premières années de la Chaire seront consacrées à ces travaux d’analyse, tandis que les années 4 et 5 devraient permettre de réaliser des tests pour vérifier sur le terrain les capacités des sols québécois à réellement « séquestrer » le dioxyde de carbone.

Alors que certains chercheurs envisagent la séquestration du CO2 dans les fonds marins, le professeur Malo signale que cette option ne sera pas étudiée par la Chaire.

Il ajoute également que l'approche visant à utiliser le CO2 afin d'augmenter la production pétrolière, comme c'est le cas à Weyburn en Saskatchewan, ne fera pas partie du mandat de la Chaire.

Pour aller plus loin :

www.cnw.ca Communiqué INRS

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