Pour la première fois, des quotas de carbone réglementés, et non volontaires, ont changé de mains aux États-Unis.
Le U.S. Chicago Climate Futures Exchange a échangé aujourd’hui des crédits valables sous un accord réunissant plusieurs États du nord-est américain.
Le Regional Greenhouse Gas Initiative (RGGI) entrera officiellement en vigueur le 1er janvier prochain, mais des premiers contrats à terme sont en circulation depuis vendredi.
Cet accord réglemente les émissions de gaz à effet de serre (GES) issues du secteur électrique dans ces dix États, notamment New York et le New Jersey.
Ces entreprises doivent stabiliser leurs émissions au niveau de 2005 pour la période 2009-2014. Elles devront ensuite les réduire de 2,5 % par année entre 2015 et 2018.
Le plafond de ce système de quotas est donc plutôt haut. C’est pourquoi les experts s’attendent à ce que le marché soit long, c’est-à-dire que trop de crédits seront disponibles pour la demande.
Ce décalage entre l’offre et la demande est visible lors de premiers échanges, alors que la tonne de CO2 s’échange à environ 5,50 $. En comparaison, un quota réglementé du système européen, cuvée décembre 2008, s’échange actuellement à environ 34 $.
Le Québec et l’Ontario ont le statut de membre observateur du RGGI. Ces provinces ne peuvent pas réaliser des projets de réduction de GES sous RGGI.
Les deux principaux candidats présidentiels américains, John McCain et Barack Obama, ont déjà signalé leur intention d’instaurer un système fédéral d’échange de crédits de CO2.
Pour aller plus loin :
www.reutersinteractive.com Reuters Carbon Market
www.rggi.org RGGI