Le gorille géant des montagnes d'Afrique centrale est en voie de disparition. Photo Google.
Près de la moitié des espèces de primates est menacée
La destruction de la forêt tropicale et la chasse en sont les causes
Près de la moitié des 634 espèces mondiales de primates se trouvent en danger d'extinction en raison de l'activité humaine, selon une étude de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).
D'après cette étude, la plus complète menée depuis des années, des espèces les plus proches de l'homme sont ainsi en train de disparaître, telles le gorille géant des montagnes d'Afrique centrale ou le lémurien de Madagascar. Les principales menaces pesant sur les primates sont la chasse ainsi que la destruction de l’habitat par les incendies et le défrichement des forêts tropicales, souligne l’Agence France-Presse.
Des 634 espèces étudiées, 15% sont considérées comme «vulnérables», 22% «en danger» et 11% «en danger critique d’extinction».
En Asie, plus de 70% des espèces de primates sont citées sur la liste rouge de l'UICN dans les catégories vulnérable, en danger ou en danger critique d'extinction, ce qui signifie qu'elles peuvent s'éteindre dans un futur proche.
Au Vietnam et au Cambodge, par exemple, environ 90% des espèces de primates, dont les gibbons, semnopithèques ou langurs sont considérées comme menacées.
Les primates, souligne l'étude, sont importants pour la santé de leurs écosystèmes. Par la dispersion des graines et d'autres interactions avec leur environnement, ils contribuent au maintien de la vie de nombreuses espèces végétales et animales des forêts tropicales du monde. À leur tour, des forêts en bonne santé fournissent des ressources essentielles aux populations humaines locales tout en absorbant et en stockant du dioxyde de carbone.