Si les nouvelles énergies renouvelables fournissent une part marginale de l’énergie dans le monde, ce secteur apparaît comme un moteur non négligeable au niveau de la création d’emplois.
Plusieurs types d’énergie, notamment celle découlant du soleil ou de la biomasse, nécessitent en effet une main-d’œuvre relativement importante.
Selon une étude du Worldwatch Institute, 2,3 millions d’emplois dépendent directement ou indirectement des énergies renouvelables, ce chiffre excluant les grands barrages hydroélectriques, laissés de côté pour des raisons écologiques par le think-tank américain.
Sans surprise, une forte corrélation existe entre le soutien gouvernemental (subventions, réglementations, etc) et la création d’emplois dans ce secteur.
Les exemples allemands (259 000 emplois) et espagnols (188 000) sont cités, de même que celui des États-Unis (446 000), où des dizaines d’états sont très actifs dans la promotion des énergies renouvelables.
C’est toutefois la Chine, avec son industrie de chauffe-eau solaire florissante, qui remporte la palme pour le nombre d’emplois touchant les énergies renouvelables. Plus de 600 000 Chinois travailleraient dans ce sous-secteur, ce à quoi il faut ajouter les secteurs de l’éolien, des panneaux photovoltaïques et les installations hydroélectriques au fil de l’eau.
Le Worldwatch Institue souligne toutefois qu’une faible productivité explique en partie l’ampleur des emplois touchant ces filières en Chine, mais également ailleurs dans les pays en développement.
La Malaisie, l’Indonésie et le Brésil comptent des centaines de milliers d’emplois chacun qui dépendent de la biomasse récoltée pour des fins énergétiques.
Dans le cas des deux pays asiatiques, les plantations de palmiers servent à la production d’huile, en partie utilisée pour la production de biodiesel.
C’est la canne à sucre qui est utilisée dans le cas du Brésil, également partiellement pour des fins de biocarburant (éthanol).
Dans ces trois cas, le Worldwatch Institute relève les questionnements sur la véritable plus-value écologique des ces filières. L’étude explique également que les conditions de travail dans ces industries sont particulièrement ardues, sinon carrément inhumaines.
Pour aller plus loin :
www.worldwatch.org Jobs in Renewable Energy Expanding