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L’Ontario vacille dans son soutien aux biocarburants

Le premier ministre McGuinty envoie des signes contradictoires

par Alexis Beauchamp
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Texte mis en ligne le 10 juillet 2008 à 9:38
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L’Ontario vacille dans son soutien aux biocarburants
L'impact des biocarburants sur le prix des denrées pousse le premier ministre ontarien Dalton McGuinty à la réflexion. Photo: Bureau du premier ministre de l'Ontario
L’Ontario vacille dans son soutien aux biocarburants
Le premier ministre McGuinty envoie des signes contradictoires
Le gouvernement ontarien, jusqu’à récemment un ardent défenseur de l’éthanol et du biodiesel, songe maintenant à réviser ses cibles obligeant une proportion minimale de biocarburants.
Ottawa a déjà entériné la loi exigeant un minimum de 5 % d’éthanol (et 95 % d’essence) à l’horizon 2010. Le premier ministre ontarien Dalton McGuinty a cependant répété à de nombreuses reprises qu’il voulait doubler cette proportion pour sa province.

Or voilà maintenant qu’il exprime publiquement des doutes sur le bien-fondé d’une telle cible :

« Au niveau national, ce sera 5 %. La question pour nous est de savoir s’il est dans l’intérêt public d’étirer cette cible jusqu’à 10 % », a dit le premier ministre hier.

Il cite l’augmentation du coût des denrées comme la principale raison derrière cette remise en question.

C’est là un revirement pour M. McGuinty, qui en avril encore niait l’impact des biocarburants sur le prix des aliments, rappelle le Toronto Star.

Cette position est toujours celle de l’Association canadienne des carburants renouvelables, qui affirme que les biocarburants contribuent à la lutte contre les changements climatiques.

« Les biocarburants atténuent l’impact à la pompe en réduisant le coût de l’essence jusqu’à 15 % », explique Robin Speer, vice-présidente à l’Association canadienne des carburants renouvelables.

Les autobus pourraient abandonner le biodiesel

Pour sa part, la société de transport de Toronto (TTC) réfléchit à son utilisation de biodiesel.

Ses autobus carburent actuellement à un mélange de 5 % de biodiesel, fabriqué à partir d’huile de soja, et de 95 % de diesel.

La TTC étudie actuellement si sa politique entraîne véritablement des progrès environnementaux et si ce type de biocarburant affecte le coût des denrées.

Elle envisage la possibilité de ne pas renouveler son contrat d’approvisionnement pour 2009.

Pour aller plus loin :

www.thestar.com The Toronto Star

www.theglobeandmail.com The Globe and Mail

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