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Transformer les déchets en gaz, puis en électricité

La ville d’Ottawa approuve la première usine de gazéification en Amérique du Nord

par Alexis Beauchamp
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Texte mis en ligne le 2 juillet 2008 à 14:24
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Transformer les déchets en gaz, puis en électricité
L'usine de Plasco Energy devrait transformer environ 400 tonnes de déchets, qui alimenteront chaque jour une centrale électrique d’une puissance de 21 MW. Esquisse: Plasco Energy Group
Transformer les déchets en gaz, puis en électricité
La ville d’Ottawa approuve la première usine de gazéification en Amérique du Nord
L’entreprise Plasco Energy transformera chaque année environ 150 000 tonnes de matières résiduelles en électricité et en chaleur.
C’est donc 400 tonnes de déchets qui alimenteront chaque jour une centrale électrique d’une puissance de 21 MW, suffisante pour alimenter 19 000 foyers de la capitale canadienne.

Le conseil municipal d’Ottawa a donné le feu vert la semaine dernière à la construction d’une usine utilisant la technologie du plasma à l’échelle industrielle. Une usine pilote gazéifie déjà environ 85 tonnes de déchets municipaux chaque jour.

L’entente entre Ottawa et Plasco Energy stipule que c’est l’entreprise qui prend en charge la totalité des 125 millions nécessaires à la construction de l’usine. Celle-ci devrait être opérationnelle dans trois ans.

En échange, la ville d’Ottawa s’engage à verser 60 $ par tonne de déchets traités par l’usine, sur une période de vingt ans. Ce tarif, qui sera ajusté à l’inflation, est actuellement versé par la ville aux sites d’enfouissement qui gèrent ses déchets.

Quelques usines utilisant le plasma comme technologie existent déjà, surtout au Japon mais également en Europe.

L’approche de Plasco Energy diffère toutefois de ces usines, qui pulvérisent complètement les déchets à des températures extrêmes.

L’entreprise ontarienne préfère soumettre les matières résiduelles à un jet de plasma d’une température moins élevée (1200 ºC). À cette température, le plasma transforme les déchets en gaz, qui peuvent ensuite être brûlés pour produire de l’électricité et de la chaleur.

Outre les gaz synthétiques, du sel, du souffre, de l’eau et des agrégats de construction sont les autres produits issus d’une telle approche technologique. Pour chaque tonne de matières résiduelles transformées, environ 2 kg de métaux lourds doivent également être traités puis disposés, explique Plasco Energy.

Pour aller plus loin :

www.plascoenergygroup.com Communiqué de Plasco Energy Group

www.technologyreview.com MIT Technology Review

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