Les centrales électriques au charbon et le boom dans le secteur de la construction sont responsables de l'ascension vertigineuse des émissions de GES de la Chine, désormais numéro un au monde. Photo: photoeverywhere.co.uk
Les émissions chinoises maintenant 14 % plus élevées que celles des États-Unis
L’expansion économique vertigineuse de la Chine vient d’atteindre un nouveau plateau.
Ce dernier vient de confirmer son titre du plus important émetteur de gaz à effet de serre (GES) dans le monde, releguant les États-Unis au second rang.
Un rapport publié aujourd’hui par le l’Agence d’évaluation environnementale des Pays-Bas estime que les émissions de GES de la Chine sont maintenant 14 % qu’au pays de l’Oncle Sam, une marge importante.
Cette étude confirme ce les prévisions de l’Agence internationale de l’énergie, soit que la Chine allait dépasser les États-Unis à la fin de 2007 au chapitre des GES.
L’explosion des émissions chinoises est telle que ce pays est responsable des deux tiers de la croissance mondiale des GES en 2007.
La Chine tire 70 à 80 % de son électricité du charbon, la forme d’énergie qui émet le plus de GES.
Jusqu’à 20 % des émissions nationales chinoises seraient par ailleurs attribuables aux fours à ciment, très sollicitées par le boom que connaît le secteur de la construction.
Même si la Chine est dorénavant le plus important émetteur au monde, ses émissions per capita demeurent environ quatre fois plus faibles que celles des États-Unis.
C’est d’ailleurs là l’un des arguments centraux cités par la Chine afin d’expliquer sa réticence à accepter des limites fermes sur ses émissions dans le cadre du successeur du Protocole de Kyoto, actuellement en négociations.
Pour aller plus loin :
www.mnp.nl Étude de l’Agence d’évaluation environnementale des Pays-Bas
www.nytimes.com New York Times