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Les crédits de carbone personnels abandonnés par Londres

Le gouvernement cite les coûts et l’impopularité potentielle d’un tel système

par Alexis Beauchamp
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Texte mis en ligne le 9 juin 2008 à 14:27
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Les crédits de carbone personnels abandonnés par Londres
Avec l'abandon de l'idée des crédits de carbone personnels, il faudra trouver une autre idée pour diviser les émissions de GES britanniques au cours des prochaines décennies. Photo: Eugen Kovalev/Trekearth
Les crédits de carbone personnels abandonnés par Londres
Le gouvernement cite les coûts et l’impopularité potentielle d’un tel système
Les Britanniques ne seront finalement pas soumis à un « rationnement » de leurs émissions de gaz à effet de serre (GES), comme l’avait proposé le ministre de l’Environnement David Miliband en 2006.
Dans un rapport publié le mois dernier, le Department for Environment, Food and Rural Affairs (Defra) explique qu’un système de crédits de carbone personnels est « trop en avance sur son temps ».

La proposition de M. Miliband s’inspirait directement du système de quotas auquel sont actuellement soumises les grandes installations industrielles européennes.

Selon ce concept, tous les Britanniques d’âge adulte reçoivent une « allocation » annuelle de GES. Chaque fois qu’une personne achète de l’essence ou paie son compte d’électricité, son « compte carbone » est débité.

Ceux qui émettent moins de GES, en se déplaçant en vélo par exemple, peuvent revendre l’excédent de leurs émissions sur un marché national à ceux qui émettent plus de GES. Chaque année, le gouvernement baisse le nombre total de crédits émis pour s’assurer que les émissions nationales diminuent.

Voilà donc pour le concept.

Le Defra estime toutefois que cette approche coûterait entre 1,5 et 4 milliards de dollars canadiens à implanter, et entre 2 et 4 milliards de dollars par année à faire fonctionner. Un tel système serait très complexe, notamment le marché d’échange qui inclurait des dizaines de millions d’acteurs.

Les auteurs de l’étude nuancent le portrait en soulignant qu’il s’agit ici d’une évaluation préliminaire, et non l’analyse d’un système précis avec des paramètres détaillés.

Un système de quotas personnels serait également mal perçu par l’opinion publique, selon l’étude du Defra. Parmi les inquiétudes soulevées, on craint un système inéquitable et particulièrement complexe.

Le gouvernement britannique abandonne donc son idée de projet-pilote visant à tester un système de quotas à l’échelle locale, même s’il dit toujours être intéressé par le « concept ».

Pour aller plus loin :

www.defra.gov.uk Defra: Personal Carbon Trading

www.defra.gov.uk Sommaire de l’étude sur le système de crédits de carbone personnels

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