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GES: Bond de 16 % pour la ville de Québec

C’est beaucoup plus que la moyenne québécoise de 7 % depuis 1990

par Alexis Beauchamp
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Texte mis en ligne le 5 juin 2008 à 11:02
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GES: Bond de 16 % pour la ville de Québec
Le transport, ainsi que le secteur commercial et institutionnel sont les principaux responsables de l'augmentation des GES dans la ville de Québec depuis 1990. Photo: Bonjour Québec
GES: Bond de 16 % pour la ville de Québec
C’est beaucoup plus que la moyenne québécoise de 7 % depuis 1990
Le transport ainsi que le secteur commercial et institutionnel sont les principaux responsables de l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre (GES) sur le territoire de l’agglomération de Québec depuis 1990.
Les émissions contribuant au dérèglement du climat ont augmenté de 16 % dans la ville de Québec entre 1990 et 2006, alors que le Protocole de Kyoto exige une réduction équivalant à 6 % sous le seuil historique de 1990.

Comparativement, la province a connu une croissance plus modérée (7 %) tandis que le Canada a vu ses émissions nationales grimper de 25 % durant la même période.

Dans la capitale provinciale, les transports représentent près de la moitié des émissions de GES (48 %), les transports routiers s’accaparant la partie la plus importante de ce secteur. Les émissions reliées aux voitures et camions ont d’ailleurs augmenté de 24 % entre 1990 et 2006.

Selon l’inventaire réalisée par la firme Tecsult, cette augmentation serait notamment due à la popularité des mini-fourgonnettes et des VUS, qui ont vu leur nombre augmenter de 91 % dans l’agglomération de Québec depuis 1990, tandis que le nombre d’automobiles a augmenté de 12 %.

Pour remettre ces chiffres en perspective, la croissance démographique de la région de Québec a été de 7,2 % durant la même période.

Par ailleurs, l’augmentation des GES émis par le secteur commercial et institutionnel a atteint 65 %, ce chiffre incluant les immeubles de la Ville de Québec. C’est le secteur qui a connu la plus forte croissance depuis 1990, cette augmentation étant expliquée par la « croissance économique ».

L’utilisation accrue du mazout lourd depuis 1990, qui a vu sa part des GES passée de 4,8 % à 13,6 %, a certainement contribué au bilan négatif de ce secteur. Le faible prix du mazout lourd lui a permis de gruger des parts de marché au gaz naturel, qui sont passés de 54,9 % à 49,3 % entre 1990 et 2006.

À l’opposé, les émissions de GES reliées au secteur résidentiel (surtout pour le chauffage) ont baissé de 15 %. Ce secteur demeure la deuxième plus importante source de GES à Québec, après les transports, avec 17 % des 4,2 millions de tonnes d’équivalent de CO2 en 2006.

La Ville de Québec présentera au cours de l'été un plan environnemental.

Pour aller plus loin :

www.ville.quebec.qc.ca Inventaire des gaz à effet de serre de l’agglomération de Québec

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