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Toronto déçue de ses autobus hybrides

Des facteurs atténuants expliqueraient leur piètre performance, selon la TTC

par Alexis Beauchamp
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Texte mis en ligne le 15 mai 2008 à 10:35
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Toronto déçue de ses autobus hybrides
Les autobus hybrides de Toronto ne livrent pas complètement la marchandise, notamment parce qu'ils sillonnent des parcours périurbains, où leur motorisation hybride est moins utile. Photo: come.to
Toronto déçue de ses autobus hybrides
Des facteurs atténuants expliqueraient leur piètre performance, selon la TTC
Des autobus presque 50 % plus dispendieux, qui réalisent des économies de carburant de 10 %.
Voilà le premier bilan posé par la Toronto Transport Commission (TTC), l’équivalent de la STM, concernant son expérience avec sa flotte actuelle de 275 autobus hybrides.

Or ces autobus écoénergétiques devaient réaliser des économies d’essence de 20 à 30 % par rapport à un autobus conventionnel, disait-on lors de l’annonce de leur achat. La TTC a d’ailleurs du revoir son budget après que les économies de diesel prévues ne se soient pas concrétisées l’été dernier, rapporte le Globe and Mail.

La TTC précise toutefois que les autobus hybrides actuellement en fonction à Toronto sillonnent surtout des parcours périurbains, où la motorisation hybride est moins sollicitée. Les économies de 20 à 30 % ont été observées en plein centre-ville de New York, où les arrêts et la mise en marche au ralenti sont plus fréquents.

Toronto prévoit que les prochains autobus hybrides mis en service le seront au centre-ville, ce qui devrait leur permettre d’atteindre des économies moyennes de 20 %.

Les autobus hybrides, qui coûtent 734 000 $ chacun plutôt que les 500 000 $ nécessaires pour se procurer un autobus traditionnel, ont été largement subventionnés par le gouvernement fédéral.

La TTC a d’ailleurs avoué qu’elle n’aura pas procédé à leur achat sans une telle aide d’Ottawa, qui se chiffre à plus de 300 millions de dollars.

Toronto devrait compter 564 autobus hybrides dans sa flotte d’ici la fin de l’année, et la moitié de ses 1600 autobus devraient être hybrides d’ici cinq ans.

Cet écart de performance arrive à un bien mauvais moment pour la TTC, alors que le coût du diesel, un plus proche cousin du pétrole que l’essence, est plus élevé- que jamais.

À Montréal, la STM mise sur une utilisation accrue du biodiesel et s’intéresse à la motorisation hybride, qu’elle teste actuellement sur certains parcours de la métropole. Il n’est pour l’instant pas question d’opérer une transition massive vers cette technologie, comme Toronto ou New York.

Pour aller plus loin :

www.theglobeandmail.com Globe and Mail

www.thestar.com Toronto Star

www.visiondurable.com Montréal favorise le biodiesel et les hybrides

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