Moins d’entreprises canadiennes publient un rapport sur le développement durable, mais elles sont plus nombreuses à intégrer ces informations dans leur rapport annuel. Signe de maturité ou d’un engouement qui diminue ?
Une étude publiée par la firme Stratos souligne que la proportion des entreprises inscrites au TSX produisant un rapport dédié au développement durable ou à la responsabilité sociale des entreprises (RSE) est passée de 25 % à 18 % entre 2005 à 2007.
En contrepartie, 80 % des entreprises sur le TSX inscrivent dorénavant des informations touchant ces questions dans leur rapport annuel, comparativement à 70 % en 2007.
Stratos estime que cette période de transition est attribuable au fait que les entreprises « reprennent leur souffle » alors que les normes et systèmes propres aux rapports de RSE s’affinent.
Depuis quelques années, différentes approches ont été testées par les entreprises, qui sont de plus en plus nombreuses à adopter les normes internationales du GRI (Global Reporting Initiative). Près d’une entreprise sur deux (45 %) qui produit un rapport de RSE ou de développement durable utilise « au moins en partie » les normes du GRI, qui sont réputées pour leur rigueur. Cette proportion était de 7 % en 2001.
Pour de meilleurs rapports
Sept entreprises ont été ciblées par Stratos comme étant les meilleures de classe pour la qualité de leur rapport RSE 2007 : BC Hydro, Enbridge, Suncor, Syncrude, Telus, TransAlta et Vancity.
L’étude de Stratos fait ressortir plusieurs tendances pointant vers une amélioration de la qualité des rapports de développement durable. Outre l’adoption des normes du GRI, la firme d’Ottawa souligne que de plus en plus d’entreprises quantifient leur performance, au niveau de l’environnement notamment.
Par contre, Stratos recommande aux entreprises de mieux cibler leur rapport de RSE. Une problématique n’aura pas la même importance pour une banque que pour une pétrolière, par exemple. Dans le même sens, un rapport plus ciblé sera plus efficace.
L’étude indique aussi que moins d’entreprises font faire un audit de leur rapport, que ce soit à l’interne ou à l’externe. Le pourcentage des entreprises qui font certifier leur rapport est passé de 18 % à 15 % entre 2005 et 2007.
Or Stratos affirme que les rapports seront de plus en plus examinés de manière rigoureuse. Les parties prenantes, qu’il s’agisse d’investisseurs ou de groupes de pression, vont vouloir s’assurer de la validité de ces rapports.
Face à ces pressions externes, il est donc peu probable que la transition actuelle annonce la mort d’une « mode »…
Pour aller plus loin :
www.stratos-sts.com Stratos