Une agence américaine a publié hier une évaluation préliminaire qui souligne les inquiétudes face à cette substance
Plusieurs grands détaillants comme HBC, qui possède les magasins La Baie et Zellers, Canadian Tire, Wal-Mart et le Groupe Forzani (Sports Experts, Monde des Athlètes, Atmosphère) ont retiré de leurs tablettes les produits contenant du bisphénol A (BPA), aussi appelé diphénol A.
Ces entreprises ont donc choisi de ne pas attendre la décision officielle de Santé Canada, le Groupe Forzani confirmant que l’article paru hier dans le Globe and Mail « était suffisant afin d’être prudent et de retirer les produits des tablettes ».
Les bouteilles d'eau en plastique translucide de type "plein air" et plusieurs sortes de biberons sont les principaux produits visés.
Tous ces détaillants rembourseront les clients qui ont acheté des produits contenant du bisphénol A dans leurs magasins.
Le groupe HBC avait d’ailleurs déjà prévu le coup en se procurant 55 000 biberons en verre, qui sont déjà en magasins. L’entreprise s’est également assurée d’avoir des produits de plastique sans BPA.
The Gazette rapporte pour sa part que les ventes de produits avec BPA sont de toute manière au point mort dans plusieurs magasins pour bébés.
Mise en garde américaine
Par ailleurs, une étude préliminaire d’une agence gouvernementale américaine a été publiée hier, celle-ci indiquant qu’il y a des inquiétudes à propos d’un lien entre le BPA et le cancer du sein, notamment.
Le National Institutes of Health (NIH) n’est toutefois pas aussi avancé dans sa démarche que Santé Canada. Malgré tout, l’agence canadienne vient de voir son évaluation confortée par le travail de la NIH.
Les deux gouvernements s’intéressent au BPA à cause de forme moléculaire similaire à celle de l’estrogène. Tout comme l’hormone femelle, le BPA est également actif biologiquement à des concentrations extrêmement faibles, explique le Globe and Mail.
Aux États-Unis comme au Canada, les représentants de l’industrie du plastique affirment toutefois que les quantités de BPA qui peuvent être absorbées par l’humain sont trop faibles pour être dangereuses.
Pour aller plus loin :
www.theglobeandmail.com Globe and Mail
www.canada.com Montreal Gazette
healthzone.ca Toronto Star