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Le Bureau de la concurrence veut enrayer la mascarade écologique

Des consommateurs de plus en plus sceptiques réclament une meilleure transparence

par Alexis Beauchamp
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Texte mis en ligne le 11 mars 2008 à 9:16
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Le Bureau de la concurrence veut enrayer la mascarade écologique
Après avoir obligé Lululemon à retirer certaines affirmations sur les propriétés naturelles de ses vêtements, le Bureau de la concurrence veut s'attaquer plus largement aux excès du marketing vert. Photo: Lululemon
Le Bureau de la concurrence veut enrayer la mascarade écologique
Des consommateurs de plus en plus sceptiques réclament une meilleure transparence
Trop d’entreprises exagèrent les propriétés écologiques de leurs produits, estime le Bureau de la concurrence du Canada.
Le Bureau travaille actuellement avec l’Association canadienne de normalisation afin d’élaborer des normes et définitions qui ont pour but d’éviter ce que les anglophones appellent le « Greenwashing ».

Par exemple, certaines entreprises stipulent sur leur étiquette qu’ils ne contiennent pas de CFC, alors que cette substance est interdite au Canada. D’autres produits vantent le fait que leur emballage contient des matières recyclées, sans toutefois préciser si la proportion est de 2 % ou de 80 %.

Rappelons que le Bureau de la concurrence a défrayé les manchettes l’automne dernier lorsqu’il s’est entendu avec le détaillant de vêtements Lululemon afin que ce dernier retire plusieurs affirmations sur les propriétés naturelles de ses tissus.

Cet organisme lié au gouvernement fédéral est surtout connue pour son mandat visant à assurer une saine compétition dans l’économie canadienne, en évitant des positions monopolistiques et la fixation des prix.

Le Bureau de la concurrence veut toutefois s’attarder davantage à aider les consommateurs canadiens à mieux s’y retrouver parmi la multitude de produits et services qui se présentent comme « durables ».

Le pendant américain du Bureau de la concurrence, le Federal Trade Commission, a déjà signalé son intention de mettre à jour les normes régissant la publicité sur les propriétés écologiques des produits.

Pour aller plus loin :

www.reportonbusiness.com New Scrutiny for Green Claims

www.visiondurable.com Lululemon, ou pourquoi il est dangereux de s’afficher plus durable qu’on l’est

www.visiondurable.com Le gouvernement américain s’intéresse à la validité des compensations de carbone

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