« Honnêtement, on comprend mal la réaction dans les médias. De notre côté, Québec avait envoyé des signaux on ne peut plus clair dans le cadre de sa politique énergétique de 2006 », explique Bliss Baker, vice-président aux affaires corporatives chez GreenField Ethanol.
La politique énergétique du Québec 2006-2015, dévoilée en mai 2006, précisait que l’éthanol cellulosique serait favorisé par le gouvernement au cours des prochaines années.
Rappelons que le ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Claude Béchard, a affirmé durant l’émission de télévision Enquête la semaine dernière que l’éthanol à base de maïs « ne cadre pas dans la stratégie de développement durable du Québec » et qu’il est nécessaire « de se tourner vers d’autres sources ».
M. Baker, de GreenField Ethanol, ajoute qu’il considère la politique énergétique québécoise comme étant « visionnaire », a qualifiant de la plus avancée de toutes les provinces canadiennes.
« Nous trouvons que notre usine de Varennes est un bon investissement, mais nous travaillons déjà sur d’autres matières premières à partir desquelles nous fabriquerons des biocarburants », précise-t-il.
Il ajoute que l’usine de Varennes utilise les surplus de maïs disponibles au Québec, qui jusqu’à récemment étant exportés. « Les fermiers québécois avec qui nous faisons affaires sont très heureux de trouver un débouché local pour 12 des 15 millions de boisseaux de maïs qui ne trouvent pas preneur chaque année », précise M. Baker.
Pour aller plus loin :
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