Les changements climatiques, un virus ou des algues toxiques pourraient expliquer la situation
En seulement quelques semaines, 40 % à 100 % des jeunes huîtres sur les côtes françaises ont trouvé la mort.
Le gouvernement français, la communauté scientifique et l’industrie ostréicole se sont réunis d’urgence vendredi dernier pour tenter d’expliquer cette situation inédite.
S’il est normal pour les jeunes huîtres (moins d’un an) d’être plus fragiles, jamais une telle surmortalité a-t-elle frappé aussi brusquement, dans toutes les régions où l’on cultive l’huître en France, de la Méditerranée jusqu’à la frontière belge.
Cette crise menace les 15 000 à 20 000 ostréiculteurs français, le premier pays producteur d’huîtres en Europe, avec environ 130 000 tonnes par année. Elle aura surtout un impact sur la cuvée 2010, lorsque ces jeunes huîtres seraient arrivées à maturité.
L’Institut français d’exploitation de la mer (Ifremer) examine trois coupables potentiels.
Le premier serait un changement de la température des eaux, facteur face auquel les huîtres seraient particulièrement vulnérables.
Deuxièmement, la piste du pathogène est également explorée, par exemple un virus. La maladie des branchies a exterminé l’huître portugaise à la fin des années 1960 en seulement trois ans, rappelle le quotidien Le Monde.
Enfin, l’apparition de microalgues toxiques pourrait également expliquer la crise actuelle, selon l’Ifremer.
Une combinaison de ces facteurs est également envisagée.
Le Los Angeles Times souligne pour sa part qu’une situation semblable affecte les huîtres du Nord-Ouest du Pacifique, où une nouvelle forme de bactéries est apparue dans des zones où la température de l’eau est plus élevée sur les côtes des états de l’Oregon et de Washington.
En France comme aux États-Unis, les experts rappellent que ces épisodes de surmortalité n’affectent pas la comestibilité des huîtres vendues en magasin.
Pour aller plus loin :
www.ifremer.fr Ifremer
www.lemonde.fr Le Monde
www.lefigaro.fr Le Figaro
www.latimes.com Los Angeles Times