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Les Américains quittent la banlieue, redécouvrent la ville

Le prix élevé du pétrole commence à avoir un impact sur le mode de vie des gens

par Alexis Beauchamp
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Texte mis en ligne le 25 juin 2008 à 9:55
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Les Américains quittent la banlieue, redécouvrent la ville
Difficultés à l'horizon pour la banlieue ? 78 % des agents immobiliers témoignent que le prix de l'essence pousse leurs clients à s'intéresser davantage aux maisons en villes. Photo: powerhousemuseum.com
Les Américains quittent la banlieue, redécouvrent la ville
Le prix élevé du pétrole commence à avoir un impact sur le mode de vie des gens
Conduire moins vite, moins souvent : fait.

Échanger son VUS pour une voiture compacte : fait.

Essayer les transports collectifs pour la première fois depuis des années : fait.
Les Américains cherchent toutes sortes de solutions à l’augmentation rapide du prix de l’essence. Au cours des derniers mois, plusieurs indicateurs soulignent même qu’ils déménagent en plus grand nombre près de leur emploi, souvent en ville.

Une étude récente de Moody’s conclut en effet que la valeur des maisons en périphérie de villes comme Atlanta, Philadelphie et San Francisco diminue plus rapidement que la valeur des résidences dans les villes elles-mêmes.

Le prix moyen des maisons à Denver a augmenté entre 2003 et 2007, afin de reculer au dernier trimestre l’an dernier. En comparaison, le prix des maisons en banlieue de Denver recule depuis deux ans déjà, et la chute est plus rapide.

Une étude publiée en mai par CEOs for Cities confirme le même phénomène.

Plusieurs facteurs affectent actuellement le prix des maisons aux États-Unis, notamment le ralentissement économique et la construction effrénée des dernières années, qui a fait en sortes que de nombreuses maisons neuves inoccupées drainent le marché immobilier vers le bas.

Ces deux éléments expliquent toutefois mal la différenciation du prix des maisons en villes et en banlieue, qui serait plutôt attribuable au coût beaucoup plus important relié au transport.

Une autre enquête auprès de 900 agents immobiliers semble d’ailleurs pointer dans le même sens.

Pas moins de 96 % des agents affirment que le prix de l’essence est un sujet d’inquiétude pour leurs clients, et 78 % témoignent que cela se traduit par un plus grand intérêt pour des maisons et condos en villes.

Le NewYork Times rapporte d’ailleurs que les Américains ont conduit 17,7 milliards de kilomètres de moins en mars 2008 que l’année précédente, soit une réduction de 4,3%. C’est la chute mensuelle la plus marquée depuis 1942, l’année où le gouvernement fédéral a commencé à recueillir cette statistique.

Tous ces signes semblent indiquer que les Américains commencent à intégrer le prix élevé de l’essence dans leurs décisions à plus long terme. Dans le domaine du transport, entre autres, le cours du pétrole pourrait avoir un impact beaucoup plus rapide et profond que les réglementations timides prévues par l’administration Bush.

Pour aller plus loin :

ap.google.com Associated Press: Home buying practices adjust to high gas prices

www.nytimes.com New York Times: Rethinking the Country Life as Energy Costs Rise

www.env-econ.net Environmental Economics: The long run elasticity of demand for gas

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