Montréal veut copier le succès monstre des « Vélib’ » parisiens... avec une touche bien québécoise.
André Lavallée, responsable des transports collectifs au comité exécutif de la Ville de Montréal, était particulièrement fier de dévoiler aujourd’hui les dessins techniques du projet de vélos en libre-service.
Selon lui, ce projet contribuera à faire de Montréal la référence en Amérique du Nord quand on parle de transports actifs et collectifs.
Apprendre des erreurs des autres
Ayant consulté en personne les artisans de plusieurs réseaux de vélos en libre-service, M. Lavallée est confiant de présenter un concept qui évite les écueils éprouvés par certaines villes.
Par exemple, les vélos conçus au Québec seront entièrement faits d’aluminium, une spécialité du manufacturier Cycles Devinci, basé à Saguenay.
Selon le designer Michel Dallaire, cela permettra d’éviter la rouille qui commence à ronger les vélibs parisiens. Ces derniers sont par ailleurs très robustes, mais plutôt lourds, défaut qui devrait être contourné grâce à l’aluminium du concept Dallaire/Devinci.
Une autre différence bien québécoise repose dans la modularité des stations où l’on pourra emprunter les vélos. Ces modules pourront être facilement enlevés à la fin de l’automne, question d’éviter l’usure provoquée par l’hiver montréalais.
De plus, ces stations seront flexibles puisqu’il sera facile d’augmenter le nombre de vélos à certaines stations plus populaires, et ainsi mieux arrimer l’offre à la demande.
Enfin, Stationnement Montréal travaillera de concert avec les CDEC (Corporation de développement économique et communautaire) des arondissements concernés dans le but de lancer une entreprise d'économie sociale qui s'occupera du gérer le service de vélos en libre-service au quotidien.
Dès l’automne
La Ville offrira 40 vélos en libre service dans quatre stations se trouvant dans les arrondissements Ville-Marie, Plateau Mont-Royal et Rosemont Petite-Patrie dès l’automne dans le cadre d’un projet d’essai.
Quelques mois plus tard, au printemps 2009, ce sont 2400 vélos qui seront disséminés dans 300 stations dans les trois mêmes arrondissements.
Les responsables du projet ont toutefois refusé de s’avancer sur les coûts d’utilisation de ces vélos, se contentant de dire qu’il s’agira d’un moyen de transport particulièrement abordable.
Les utilisateurs « spontanés » pourront utiliser leur carte de crédit pour emprunter les vélos, et les abonnés auront à leur disposition une carte de membre. Les stations généreront par ailleurs leur électricité grâce à des panneaux solaires, comme plusieurs bornes de parcomètres à Montréal.
M. Lavallée invite enfin les Montréalais à trouver un nom à ce système de vélos en libre-service dans le cadre d’un concours lancé aujourd’hui.
Pour aller plus loin :
www.cnw.ca Communiqué Ville de Montréal
www.velib.paris.fr Vélib’ Paris