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L’Allemagne veut une Agence internationale de l’énergie renouvelable

Des discussions intergouvernementales sont engagées

par Alexis Beauchamp
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Texte mis en ligne le 9 mai 2008 à 10:16
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L’Allemagne veut une Agence internationale de l’énergie renouvelable
Photo: Ministère allemand de l'Environnement
L’Allemagne veut une Agence internationale de l’énergie renouvelable
Des discussions intergouvernementales sont engagées
Des représentants d’une soixante de gouvernements se sont réunis en avril à l’invitation de l’Allemagne afin de travailler à la fondation de l’Agence internationale de l’énergie renouvelable (IRENA, de son acronyme anglais).
Des pays comme l’Espagne, l’Inde, l’Argentine et l’Afrique du Sud ont alors exprimé leur soutien envers la création d’une telle organisation. C’est toutefois le gouvernement allemand qui porte le ballon dans ce dossier, ayant fait sienne la proposition du World Council for Renewable Energy, une ONG basée en Allemagne.

Des documents officiels du gouvernement allemand ont servi de point de départ à la réunion de Berlin des 10 et 11 avril dernier, dont l’objectif proclamé était de travailler à la fondation de l’Agence internationale de l’énergie renouvelable.

Selon Renewableenergyworld.com, les participants ont exprimé leur insatisfaction face aux différentes instances internationales dans le secteur de l’énergie.

L’Agence internationale de l’énergie (AIE), la plus importante d’entre elles, serait inadéquate parce qu’elle défend les intérêts des pays consommateurs d’énergie. Les votes de ses membres sont d’ailleurs alloués en proportion de leur consommation de pétrole, et ses membres sont presqu’exclusivement membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Cette organisation en aura de toute manière plein les bras au cours des prochaines années à tenter de répondre aux besoins en énergie conventionnelle de ses pays membres, estime Hermann Scheer, un membre du Bundestag, le parlement allemand.

L’Agence internationale de l’énergie renouvelable travaillerait à l’amélioration de l’encadrement réglementaire des nouvelles formes d’énergie propre et à un meilleur transfert des technologies d’énergie renouvelable.

L’IRENA ferait également de la recherche appliquée, et financerait l’énergie renouvelable, peut-on lire dans le document de discussion préparé par le gouvernement fédéral allemand.

Cette nouvelle agence jouerait un rôle semblable à celui occupé par l’Agence internationale de l’énergie atomique, mise sur pied dans les années 1950 afin de donner une impulsion à cette filière alors encore à ses balbutiements.

L’enthousiasme du gouvernement allemand, un leader mondial dans les secteurs de l’énergie éolienne et photovoltaïque, ne semble toutefois pas s’être propagé à des pays comme les États-Unis et le Japon, qui n’étaient pas présents à Berlin le mois dernier.

Or l’appui de ces pays influents sera nécessaire afin d’éviter le lancement d’une Agence internationale de l’énergie renouvelable de deuxième zone.

Même si une telle agence voit le jour, il reste à voir si elle saura réellement influencer le cours des choses, contrairement à de nombreuses institutions internationales, qui sont sous-financées et confinées à la marginalité.

Pour aller plus loin :

www.irena.org Site sur la fondation de l’IRENA

www.irena.org Document du gouvernement allemand en français

www.renewableenergyworld.com Time for an International Renewable Energy Agency?