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Think vendra sa petite voiture électrique aux États-Unis dès 2009

S’agit-il d’un autre mirage ?

par Alexis Beauchamp
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Texte mis en ligne le 23 avril 2008 à 10:24
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Think vendra sa petite voiture électrique aux États-Unis dès 2009
Think a l'intention de vendre sa voiture électrique City aux États-Unis dès l'an prochain. Photos: Think
Think vendra sa petite voiture électrique aux États-Unis dès 2009
S’agit-il d’un autre mirage ?
Le fabricant norvégien de mini voitures électriques, Think Global, a annoncé hier qu’il vendra sa City l’an prochain aux États-Unis.
Think prévoit vendre son véhicule urbain pour moins de 25 000 $, soit beaucoup moins que la sportive Tesla, qui se détaille autour de 95 000 $.

La City peut loger deux passagers, comme la Smart, et atteindre une vitesse maximale de 100 km/h. Elle possède une autonomie de 180 kilomètres. Voilà un seuil de performance suffisant pour la plupart des trajets en milieu urbain.

L’entreprise signale que la City respecte toutes les exigences réglementaires de sécurité en vigueur en Europe et aux États-Unis.

Comparativement à d’autres manufacturiers de véhicules électriques qui vont de promesses en promesses, sans toutefois livrer la marchandise, environ 1200 voitures de Think sont déjà sur la route en Norvège.

L’entreprise travaille à augmenter la capacité de production de sa seule usine, en Norvège, afin qu’elle puisse fabriquer 10 000 véhicules par année, à partir de l’an prochain.

Après avoir été acheté et puis vendu par Ford, Think fait appel à des fonds de capital de risque américain pour financer sa percée aux États-Unis. Kleiner Perkins Caulfield & Byers ainsi que Rockport Capital ont investi une somme qui n’a pas été dévoilée hier lors de la conférence de presse.

Think est également en partenariat avec les manufacturiers américains de batteries Enerdel et A123, ce dernier étant l'une des deux entreprises qui ont été retenues par GM pour fabriquer les batteries de la Volt.

Un secteur en transition ?

Cette dernière annonce s’ajoute aux nombreuses autres faites depuis quelques années par des entreprises comme Tesla Motors, Fisker Automotive, Phoenix Motorcars ou encore Zap, cette dernière incarnant particulièrement la tendance du secteur à multiplier les communiqués sans jamais répondre aux attentes.

Plusieurs de ces « start-up » sont basées en Californie, et ont été fondées par des vétérans de la Silicon Valley.

Or les règles du jeu ne sont pas les mêmes dans le secteur automobile, où les besoins en capital sont très importants et le développement des produits fastidieux, que dans le monde de l’Internet, où plusieurs des dirigeants de ces petites entreprises ont fait fortune.

Un nombre grandissant d’observateurs croient d’ailleurs que ces jeunes entreprises ne parviendront pas à commercialiser à une échelle suffisante leurs voitures électriques. Les plus prometteuses seront plutôt racheter par les grands de l’automobile comme GM et Toyota, qui sont de plus en plus sérieux à propos de la filière électrique.

Pour aller plus loin :

www.think.no Communiqué Think

www.latimes.com Road for Electric Cars Full of Potholes