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L’invasion chinoise…inversée

Les constructeurs automobiles étrangers se ruent sur le marché chinois, déjà le deuxième au monde

par Alexis Beauchamp
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Texte mis en ligne le 21 avril 2008 à 10:18
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L’invasion chinoise…inversée
Les manufacturiers étrangers, comme Porsche, jouent du coude pour se tailler une place sur le marché chinois. Photo: China Daily
L’invasion chinoise…inversée
Les constructeurs automobiles étrangers se ruent sur le marché chinois, déjà le deuxième au monde
Alors que les constructeurs automobiles chinois ont signalé leur intérêt à propos du marché américain, on assiste plutôt au phénomène inverse.

Ce sont en fait les grands constructeurs automobiles qui courtisent le marché chinois.
Les constructeurs, chinois et étrangers, perçoivent le marché automobile chinois comme le plus dynamique sur la planète. Les ventes de nouveaux véhicules ont bondi de 21 % au dernier trimestre par rapport à celui de 2007, alors que la cadence était déjà frénétique.

Les ventes de VUS ont augmenté encore plus rapidement, soit de 38 % lors des deux premiers mois de 2008. Les ventes de voitures de luxe ont grimpé de 30 % durant la même période, alors que les Chinois délaissent les petites voitures pour un parc automobile plus proche de l'Amérique du Nord.

Le nombre de véhicules vendus est passé de 1,5 million en 1997 à 8,5 millions en 2007. La Chine est dorénavant le deuxième marché national, ayant dépassé le Japon en 2006.

Les ventes en Chine pourraient dépasser celles aux États-Unis, qui ont reculé de 3 % en 2007 pour atteindre 16 millions d’unités, au cours de cette décennie.

Tout ça dans un pays qui ne comptait presque pas de voitures personnelles il y a quinze ans, et donc pratiquement pas d’autoroutes et autres infrastructures.

Des manufacturiers comme Chery et Geely signalent que la Chine n’est pas la seule à connaître un tel boom. Chery vend des véhicules dans 62 pays, et dit se concentrer sur la Russie, l’Ukraine et l’Égypte, qui connaissent une croissance presqu’aussi forte que la Chine.

Les manufacturiers américains (et allemands, et japonais) jouent du coude pour se démarquer sur le marché chinois. Ford présentera 55 modèles au Salon de l’auto de Beijing, et General Motors 42.

Volkswagen lancera deux nouveaux modèles développés spécifiquement pour le consommateur chinois, en collaboration avec des constructeurs locaux.

Et les voitures chinoises aux États-Unis ?

Chery et Geely annonçaient l’an dernier leur arrivée sur ce marché dès 2009 avec, par exemple, un VUS à moins de 10 000 $. Ces entreprises parlent maintenant de 2010 ou 2012 comme une date plus réaliste.

Même ce délai semble très court, notamment à cause des normes réglementaires et environnementales beaucoup plus strictes aux États-Unis que dans les pays en développement.

Et c’est sans aborder la compétition très féroce qui règne au sein du marché automobile américain, où l’approche marketing, la notoriété et le réseau de vente sont aussi importants que le prix du véhicule.

Environ 25 ans après son arrivée aux États-Unis, le fabricant coréen Hyundai commence à tirer son épingle du jeu sur ce marché. Or au début des années 1980, c’était l’arrivée des petites coréennes qui défrayait les manchettes, comme celle des véhicules chinois aujourd’hui…

Pour aller plus loin :

www.wheels.ca Associated Press

www.reportonbusiness.com The Globe and Mail

www.nytimes.com New York Times

www.visiondurable.com Bientôt des VUS à 9000 $ ?

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