Alors que les entreprises tentent de mobiliser leurs employés de différentes manières, ceux-ci sont appelés à se mobiliser pour l’environnement.
Les travailleurs d’une centaine de grandes entreprises et d’organisations montréalaises sont en effet invités à changer leurs habitudes de vie pour réduire leur impact sur le climat, dans le cadre du Défi climat, lancé aujourd’hui.
Dans l’optique où chaque geste compte, les gens qui relèvent le Défi climat s’engagent à conduire de manière écologique, à réduire leur consommation de viande ou privilégier l’achat local.
Les gens qui désirent prendre part au Défi climat doivent cocher dans un formulaire lequel ou lesquels des 24 « gestes à poser » ils s’engagent à réaliser. Les réductions de GES découlant de chacun des gestes sont quantifiées, ce qui permet de mieux identifier l’impact des différentes options.
Certaines données peuvent par contre être trompeuses, notamment en ce qui a trait au chauffage. Ainsi, les réductions de GES seront fort différentes si une maison est chauffée au mazout, au gaz naturel ou à l’électricité. Même chose pour l’énergie qui alimente le chauffe-eau.
Plusieurs gros joueurs
La liste des organisations participantes est impressionnante : on y compte plusieurs centres hospitaliers et des universités, de grandes entreprises manufacturières ou du secteur des services ainsi que des agences gouvernementales de tous les paliers.
En tout, c’est 100 000 employés à qui est lancé le Défi climat, chapeauté le Conseil régional environnement Montréal, Équiterre et la Conférence régionale des élus (CRÉ) de Montréal.
La ville de Montréal, l’Agence métropolitaine de transport, la Société de transport de Montréal et le Fonds d’action québécois pour le développement durable sont également partenaires.
Cette initiative se veut une collaboration entre des groupes écolos, différents paliers de gouvernement et le secteur privé. Le choix des deux porte-paroles va d'ailleurs dans ce sens: Steven Guilbeault, d'Équiterre, et Isabelle Hudon, présidente de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.
En remplacement du Défi d'une tonne ?
Il est important de noter qu’il n’est pas nécessaire de travailler pour l’une des organisations participantes afin de relever le Défi.
Cette nouvelle initiative semble vouloir occuper le vide laissé par l’abolition du programme fédéral, le Défi d’une tonne. Le gouvernement Harper a mis fin au Défi d’une tonne peu après son arrivée au pouvoir en 2006, le jugeant peu efficace.
Il s’agissait toutefois du principal outil de mobilisation de monsieur et madame tout le monde mis sur pied par le gouvernement.
Si l’on se fie aux manchettes, les citoyens et les entreprises du Québec ont la fibre écolo vibrante. Il sera intéressant de voir combien de Montréalais seront prêts à passer de la parole aux actes.
Pour aller plus loin :
www.deficlimat.qc.ca Défi climat