Les Affaires | PME Magazine | Affaires Plus | Commerce | Finance et Investissement | Investment Executive
Transcontinental
Bannière Inscription au bulletin
Vision Durable
Nouvelles du jour
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Commentez ce texte

Quand une étude d’impact environnemental ne suffit pas

En direct du Salon des technologies environnementales du Québec

par Alexis Beauchamp
Voir tous les articles de Alexis Beauchamp
Texte mis en ligne le 1 avril 2008 à 10:46
Commentez ce texte
Quand une étude d’impact environnemental ne suffit pas
Photo: Environnement Canada
Quand une étude d’impact environnemental ne suffit pas
En direct du Salon des technologies environnementales du Québec
L’étude d’impact environnemental (EIE) figure parmi les outils d’évaluation et de planification du développement durable les plus connus. Elle permet de prendre en compte les préoccupations environnementales d’un projet, depuis sa conception jusqu'à son exploitation incluant sa fermeture.
Plusieurs acteurs soulignent toutefois les limites de cette approche.

« C’est important d’utiliser une loupe pour examiner les impacts d’une usine ou d’un pont, mais il faut parfois remonter en amont », explique le professeur Jean-Pierre Revéret de l’école des sciences de la gestion à l’UQAM.

C’est pourquoi la Banque mondiale et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) exigent de plus en plus que les gouvernements effectuent des évaluations environnementales stratégiques (EES).

Une EES consiste à dépasser le cadre d’un projet particulier pour plutôt évaluer une politique publique ou un programme gouvernemental.

Depuis quelques années, la pression des agences de développement a contribué à l’adoption d’une perspective plus large.

« Plusieurs pays africains pauvres comme le Bénin et le Ghana sont d’ailleurs en avance par rapport au Canada », ajoute M. Revérêt, conférencier au Salon des TEQ.

Selon le professeur au département Stratégie des affaires, cette tendance ne tardera pas à être adoptée au Québec.

« Plutôt que de remplacer l’EIE, l’évaluation environnementale stratégique agit comme un excellent complémenté », ajoute-t-il.

Plusieurs groupes écologistes réclament une analyse provinciale et régionale des besoins en gaz naturel afin de valider la « nécessité » des projets de ports méthaniers.

M. Revéret croit que le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) a déjà réalisé des évaluations « génériques » qui se rapprochent de l’EES, notamment dans le cas de l’eau.

« Je crois que l’EES est l’évolution naturelle de l’évaluation environnementale. Nous accusons toutefois un retard par rapport à l’Europe et certains pays en développement. Mais je pense que les choses vont bientôt changer pour le mieux », explique-t-il.

Selon lui, les ministères en charge des grands chantiers ou stratégies seraient les mieux placés pour réaliser ces études sectorielles ou régionales.

Pour aller plus loin :

www.ceaa.gc.ca L’évaluation environnementale stratégique

www.seataskteam.net Escouade EES de l’OCDE

Ces textes pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Ilarion GUEDEGBE

Commentaire mis en ligne le 2 avril 2008
J'ai apprécié le texte très riche en information mais je trouve que l’EES est une étude de cadrage qui donne de précision sur les études environnementales à réaliser pour mieux conduire la mise en œuvre des projets d’un programme ce qui est différent de ce que le texte a souligné. L’EIE vient approfondir les grandes lignes tracées dans l’EES. Chronologiquement L’EIE est réalisée après l’EES.

Donc c'est l'EIE qui complète l'EES.

Ilarion GUEDEGBE