Los Angeles, Mumbai, Le Caire et Beijing : il faut s’armer de patience afin de se déplacer en voiture dans ces grandes villes. Le magazine Time estime toutefois que c’est Bangkok, la capitale thaïlandaise, qui remporte la palme de la ville où le bouchon est roi.
Les chiffres sont éloquents : 5,7 millions de véhicules déambulent à Bangkok, et 2000 nouvelles voitures s’ajoutent à ce nombre chaque jour. Le nombre de véhicules par habitant est égal à la proportion qui prévaut en Italie (581 voitures/1000 habitants).
La grande différence réside toutefois dans le réseau routier, extrêmement sous-développé par rapport au nombre de véhicules qui l’utilisent. Ainsi, 4,4 % de la superficie de Bangkok est pavée, comparativement à 20 % dans les grandes villes américaines.
Parallèlement, le système de transport collectif est tout aussi déficient, particulièrement son réseau de train, qui ne réalise que 700 000 déplacements quotidiens, comparativement à dix millions de déplacements en véhicules personnels.
En fait, le trafic est si lourd qu’il n’est pas rare qu’une voiture soit immobilisée durant une heure, et même parfois deux quand la congestion est particulièrement forte.
La situation est telle que la ville s’est vue obligé de donner une formation spéciale à 145 de ses policiers, puisque ceux-ci aident régulièrement des femmes à accoucher dans leur voiture, en plein trafic !
Le nouveau Premier ministre, Samak Sundaravej, a promis des investissements massifs pour alléger la congestion, dont 16 milliards de dollars qui permettront de construire neuf nouvelles lignes de train.
Time précise toutefois que tous les politiciens promettent de régler la congestion depuis maintenant quinze ans. Le prolongement d’une ligne de train, devant être terminé en 2002, se fait toujours attendre.
Comme quoi le véritable problème se trouve autant chez décideurs que dans le bitume…
Pour aller plus loin :
www.time.com The Capital of Gridlock