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Produits financiers verts: les banques canadiennes en retard

par Alexis Beauchamp
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Texte mis en ligne le 13 mars 2008 à 13:52
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Produits financiers verts: les banques canadiennes en retard
Les banques canadiennes accusent un retard en matière de services financiers verts.
Produits financiers verts: les banques canadiennes en retard
Aucune banque canadienne n’a encore lancé un produit environnemental novateur. Il n’y a pas encore de banque qui se soit clairement positionnée afin de profiter de la venue imminente d’un marché du carbone au Canada.
En fait, les grandes banques canadiennes ont du rattrapage à faire dans ce domaine, notamment par rapport à leurs homologues européens, estime un rapport publié aujourd'hui par Price Waterhouse Coopers.

Si les banques apprivoisent progressivement les risques reliés aux changements climatiques et aux restrictions sur les GES, elles doivent s’activer pour mieux profiter des opportunités d’affaires qui accompagnent ces problématiques, estime le rapport « Canadian Banks 2008 ».

En effet, selon les deux auteures de la section du rapport sur l’environnement, la sensibilité accrue des consommateurs et entreprises se traduit par des bénéfices potentiels non négligeables.

Des succès européens démontrent d’ailleurs que les premières banques à se positionner clairement sur le marché des produits financiers verts sont récompensées.

L’institution britannique Barclay’s a par exemple été l’une des premières à développer un service de courtiers en matière de crédits d’émissions, et elle trône aujourd’hui au sommet des acteurs intermédiaires, qui font le lien entre acheteurs et vendeurs sur le marché gré à gré.

Price Waterhouse Coopers précise avec justesse que l’incertitude politique sur la réglementation des GES a freiné les initiatives des banques canadiennes. Elle ajoute d’ailleurs que le secteur des produits financiers reliés à l’environnement est encore tout jeune.

Les banques d’ici ont la chance de pouvoir s’inspirer des programmes à succès de leurs consoeurs outre-Atlantique, et ainsi mieux profiter des opportunités qui s’annoncent. La firme d’expertise-conseils met toutefois les banques canadiennes en garde, car celles-ci pourraient rapidement voir l’écart qui les sépare des leaders mondiaux s’élargir.

Pour aller plus loin :

www.pwc.com PWC: Canadian Banking 2008

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