Les incendies criminels qui ont détruit plusieurs nouvelles maisons « écolos » dans une banlieue de Seattle seraient attribuables au groupe « écoterroriste » Earth Liberation Front (ELF).
Les maisons de 370 mètres carrés (4000 pi2) étaient inoccupées, et personne n’a été blessé.
Une banderole laissée sur place dénonçait l’appropriation du terme « vert » par des maisons de 2 millions $ chacune qui auraient causé la destruction d’un écosystème local, selon les opposants au développement en question
Voilà déjà quelques années que certains militants écologistes radicaux recourent à la violence pour empêcher la réalisation de projets auxquels ils s’opposent.
Des concessionnaires de VUS ont notamment été incendiés en Californie ainsi que des résidences de luxe, que certains appellent « McMansions ».
Cette mouvance, très marginale, est d’ailleurs surtout présente dans l’Ouest des États-Unis, même si des mouvements similaires sévissent également en Grande-Bretagne, notamment au nom des droits des animaux.
Depuis 2003, le FBI évalue à 200 millions de dollars les dommages causés par les écoterroristes. L’agence considère d’ailleurs le groupe ELF comme l’une des organisations terroristes les plus actives aux États-Unis.
L’an dernier, dix membres du ELF et du Animal Liberation Front ont été condamnés pour une série d’incendies criminels qui ont causé plus de 40 M$ en dommages, selon le Département américain de la Justice.
L’auteur à succès Michael Crichton a d’ailleurs écrit un roman sur l’écoterrorisme, « State of Fear », dans lequel il présentait, références académiques à l’appui, les changements climatiques comme une fumisterie des écologistes…
Il est toutefois difficile d’évaluer si l’écoterrorisme est en augmentation, où s’il s’agit d’épisodes sporadiques attribuables à des cellules aussi décidées que marginales.
Pour aller plus loin :
www.nytimes.com New York Times
www.cnn.com CNN