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Pauline Marois vise 10 000 MW d’éolien pour 2020

C’est 2,5 fois plus que les 4000 MW prévus par le gouvernement Charest

par Alexis Beauchamp
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Texte mis en ligne le 20 février 2008 à 16:30
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Pauline Marois vise 10 000 MW d’éolien pour 2020
Sous un gouvernement péquiste, l'énergie éolienne aurait le vent en poupe. Photo: NREL
Pauline Marois vise 10 000 MW d’éolien pour 2020
C’est 2,5 fois plus que les 4000 MW prévus par le gouvernement Charest
La chef du Parti Québécois, Pauline Marois, veut développer les énergies renouvelables du Québec…à la vitesse grand V.
Tout comme Jean Charest et Mario Dumont, Mme Marois voit d’un bon œil le développement des nombreux projets de barrages hydroélectriques proposés par Hydro-Québec.

« Il faut pousser le plus loin possible les développements hydroélectriques proposés. Il ne faut pas s’en priver ! », affirmait aujourd’hui Mme Marois devant les membres de l’Association québécoise pour la maîtrise de l’énergie (AQME).

Contrairement au Premier ministre, Mme Marois croit toutefois que la filière éolienne pourrait être développée jusqu’à une puissance installée de 10 000 MW en 2020, soit environ 20 % de la puissance totale d’Hydro-Québec à ce moment.

Le Parti québécois avait déjà soufflé mot de cet objectif, mais Mme Marois a précisé la position de son parti.

Jean Charest a pour sa part déjà signifié que les 4000 MW d’énergie éolienne qui seront en fonction en 2015 constituent probablement le maximum pour le Québec.

En avril 2007, le Québec comptait 272 éoliennes, pour une puissance installée de 322 MW. Ce secteur connaîtra donc une croissance très rapide au cours des prochaines années, avec ou sans les 6000 MW supplémentaires envisagés par le Parti québécois.

Selon Mme Marois, c'est Hydro-Québec qui devrait être maître-d'oeuvre dans le développement de la filière éolienne. Elle précise qu'un gouvernement péquiste respecterait les contrats déjà signés avec le secteur privé, mais que c'est Hydro-Québec qui se chargerait de développer les 6000 MW additionnels.

Si le couplage des énergies hydroélectriques et éoliennes facilite l’équilibrage du réseau électrique, le gouvernement et Hydro-Québec se montrent prudents face aux possibilités de dépasser une proportion de 10 % pour l’éolien.

Seul le Danemark, qui compte 19 % d’énergie éolienne, dépasse actuellement ce seuil.