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La STM et Communauto s’associent contre l’auto-solo

par Alexis Beauchamp
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Texte mis en ligne le 16 janvier 2008 à 14:44
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La STM et Communauto s’associent contre l’auto-solo
Le programme Duo auto + bus entre Communauto et la STM est directement inspiré d'une initiative identique à la Société de transport de l'Outaouais, dont voici l'affiche. Photo: Stéphane Brügger/STO
La STM et Communauto s’associent contre l’auto-solo
Les clients de la Société de transport de Montréal (STM) pourront bientôt profiter des services de Communauto, un service de partage de voitures, pour la modique somme de 5 $ par mois.
Pour participer au programme DUO auto + bus, il faut signer un contrat par lequel on s’engage à se procurer 12 laissez-passer mensuels consécutifs de la STM, à prix régulier ou réduit. Les gens reçoivent ainsi leur passe mensuelle par la poste ou en passant la chercher chez Communauto.

Pour des frais mensuels de 5 $, qui s’ajoutent au prix du titre de la STM, les participants deviennent membres de Communauto sans devoir verser le dépôt remboursable de 535 $ et les frais annuels, qui varient entre 35 $ et 350 $ par année. Les frais annuels plus élevés réduisent toutefois les coûts de location.

Ce programme est calqué sur des initiatives identiques paraphées entre Communauto et les Sociétés de transport de Sherbrooke et de l’Outaouais.

Pour la STM, ce partenariat sert à fidéliser sa clientèle tout en s’inscrivant dans une démarche de développement durable : « La formule de l’autopartage complète bien l’offre du transport en commun car elle répond à la fois aux besoins de notre clientèle en matière de déplacements et contribue à la réduction des émissions de gaz à effet de serre », précise Claude Trudel, président du conseil d’administration de la STM.

Du côté de Communauto, l’objectif est d’attirer de nouveaux membres. Mais puisque de nombreux abonnés de leurs services utilisent déjà les transports en commun, n’existe-t-il pas un risque de perdre des abonnés « classique » au profit du programme Duo auto+ bus ?

Cette éventualité ne fait pas trop peur à Marco Viviani, directeur, développement et relations publiques chez Communauto. Selon lui, plusieurs membres de Communauto utilisent les transports collectifs, mais tous n’achètent pas leur titre douze mois par année. Plusieurs autres favorisent par ailleurs les transports actifs, comme le vélo et la marche, ajoute-t-il.

Il ne nie pas le risque que Communauto perde un accès aux ressources financières que représentent les dépôts de 535 $ des nouveaux membres, mais il croit que le jeu en vaut la chandelle : « On croit pouvoir ajouter plusieurs centaines de membres au cours des prochains mois, indique M. Viviani. On voit d’ailleurs ce programme comme un premier pas », a-t-il ajouté, sans toutefois préciser la nature des prochaines étapes envisagées par Communauto.

Fait inusité, l’annonce officielle du partenariat se fera au Salon de l’auto de Montréal, qui ouvre ses portes au Palais des Congrès le vendredi 18 janvier.

Pour aller plus loin :

www.communauto.com Communiqué de presse

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