Il est le premier imprimeur d’importance en Amérique du Nord à adopter une telle politique. Photo: National Renewable Energy Laboratory
Un client d'AbitibiBowater gagne des points avec Greenpeace
Transcontinental félicité
Transcontinental, éditeur du journal Les Affaires, a reçu des félicitations de Greenpeace pour avoir dévoilé une politique d’achat qui penche nettement en faveur des papiers certifiés FSC (Forest Stewardship Council).
Il est le premier imprimeur d’importance en Amérique du Nord à adopter une telle politique. La multinationale montréalaise a été ciblée par Greenpeace, comme tous les clients d’AbitibiBowater, pour faire pression sur leurs fournisseurs de papiers afin que ces derniers offrent des produits plus « verts ».
Transcontinental marque ainsi des points avec Greenpeace, qui voudrait qu’AbitibiBowater, un des principaux fournisseurs de l’imprimeur, réduise ses aires de coupe dans le nord du Québec et de l’Ontario. Greenpeace voudrait aussi qu’Abitibi adopte la certification FSC.
« À l’étranger, plusieurs clients ont une préférence marquée pour la FSC. Ça se concrétise chez nous à présent », se réjouit Mélissa Filion, responsable de la campagne de la forêt boréale chez Greenpeace.
Des normes moins strictes
Selon les informations obtenues par Les Affaires, les papetières qui ne sont pas certifiées FSC devront montrer patte blanche. Si Transcontinental n’est pas satisfait des réponses à ses questions, le papier peut perdre une place dans le classement ou être rayé du catalogue de l’imprimeur.
Abitibi n’a cependant pas à craindre l’opprobre de Transcontinental, qui continue d’accepter les normes CSA (Association canadienne de normalisation) et SFI (Sustainable Forest Initiative). Comme AbitibiBowater, Kruger, Louisiana Pacific et Norbord Industries sont aussi certifiées CSA ou SFI.
L’imprimeur a besoin du papier de ses fournisseurs, dit Jean Denault, vice-président, approvision¬nement et technologies de Transcontinental.
« Même si on voulait n’accepter que du papier certifié FSC, il n’y en aurait pas assez pour nos besoins », dit-il.
Simplement, puisque les normes CSA et SFI sont moins strictes que la norme FSC, Transcontinental se fait un devoir de poser des questions.
Plus de détails dans le journal LES AFFAIRES du 3 novembre.