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L’industrie forestière canadienne veut être carboneutre en 2015

par Alexis Beauchamp
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Texte mis en ligne le 30 octobre 2007 à 9:28
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L’industrie forestière canadienne veut être carboneutre en 2015
L'industrie forestière canadienne veut devenir carboneutre d'ici huit ans. Photo: Forestfriendly500.org
L’industrie forestière canadienne veut être carboneutre en 2015
L’Association des produits forestiers du Canada (APFC) vise à être le premier secteur industriel pouvant se dire carboneutre, c’est-à-dire que ses émissions nettes de gaz à effet de serre (GES) seraient nulles.
Le secteur forestier a déjà réalisé des progrès importants en ce qui a trait aux émissions de GES, notamment en réutilisant les résidus forestiers pour faire fonctionner les usines de pâtes et papiers.

Les chiffres sont impressionnants : réduction de 44 % des émissions de GES depuis 1990, tandis que la production augmentait de 20 % durant la même période. C’est aujourd’hui 60 % des installations de pâtes et papiers qui sont alimentées par des sources d’énergie renouvelable.

Si l'industrie forestière devra défrayer des coûts initiaux, l'APFC croit que le marché saura récompenser les entreprises pionnières en matière d'environnement.

« Nous ne sommes pas des saints. Nous cherchons à montrer aux autres industries et au secteur forestier mondial qu’il est possible d’être carboneutre tout en s’appuyant sur un bon modèle d’affaires », précise Avrim Lazar, président de l’APFC.

L’APFC pourra compter sur l’appui du groupe écologiste WWF-Canada afin de réaliser son objectif. Les deux organisations se sont entendues sur un partenariat de deux ans, dans lequel ils travailleront conjointement à améliorer l'analyse du cycle de vie des produits forestiers.

L’industrie forestière souligne par ailleurs qu’elle n’aura pas recours à l’achat de crédits de carbone pour atteindre son objectif. Or la nature même de ce secteur fait en sorte que la plantation d’arbre et la gestion durable de la forêt permet de compenser les émissions de GES.

Les autres industries peuvent réduire leurs émissions de GES jusqu’à un certain seuil sans toutefois avoir la possibilité de compenser dans le cadre de leurs activités les émissions jugées inévitables.

L'APFC veut par la suite travailler avec les fournisseurs et les clients de l'industrie forestière afin de les aider à réduire leur empreinte écologique.

Pour aller plus loin :

www.newswire.ca Communiqué

www.reportonbusiness.com The Globe and Mail

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