Les principaux pays émetteurs de GES ont signé la Déclaration de Sydney en Australie. Photo Google.
Le Canada satisfait de la Déclaration de Sydney
L’APEC accouche d’un compromis sur les changements climatiques
Les dirigeants des 21 pays membres du forum de l’Asie-Pacifique (APEC) ont conclu hier en Australie, leur sommet annuel par la signature de la Déclaration de Sydney sur les changements climatiques, un texte qui fait le bonheur du gouvernement canadien.
La Presse canadienne souligne aujourd’hui que le premier ministre Stephen Harper est d’avis que la Déclaration de Sydney reflète l'approche du Canada sur les changements climatiques.
«La nécessité d'un protocole international avec des objectifs clairs est maintenant largement acceptée, affirme-t-il. Et nous avons déterminé que tous les principaux émetteurs mondiaux doivent faire leur part.» Soulignons que l'Australie, la Russie, les États-Unis et la Chine ont également signé la Déclaration de Sydney.
Dans ses grandes lignes, le texte de cette Déclaration souligne, par le biais d'objectifs non-contraignants, la nécessité de «ralentir, arrêter et ensuite inverser l'augmentation des émissions mondiales de gaz à effet de serre». Aucun calendrier n'a toutefois été établi.
De manière générale, le compromis propose de poser les bases d'un nouvel accord sur le climat censé remplacer le protocole de Kyoto, qui expirera en 2012. Les pays de l'APEC s'y engagent à réduire «l'intensité énergétique»- la quantité d'énergie nécessaire pour produire un point de croissance économique- de 25% d'ici 2030.
Cette disposition était souhaitée par l'Australie, soutenue par les États-Unis, qui exigeaient que les pays développés et en développement s'engagent sur un objectif chiffré. Cette cible non-contraignante ne se traduit pas par de réelles réductions des émissions de GES, mais pourrait ralentir le rythme de l'augmentation, rapportent diverses agences de presse qui ont couvert l’événement.
L'accord de Sydney appelle également à une augmentation des étendues de forêts d'au moins 20 millions d'hectares d'ici à 2020 et précise que les négociations sur le réchauffement climatique doivent avoir lieu sous les auspices des Nations-unies, une exigence de la Chine et de plusieurs pays en développement.