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La pénurie de pétrole sera flagrante en 2030

Les pétrolières prévoient un écart important entre la demande et l’offre

par Olivier Schmouker
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Texte mis en ligne le 17 juillet 2007 à 12:42
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La pénurie de pétrole sera flagrante en 2030
La rafinerie de Dartmouth, en Nouvelle-Écosse. Photo: photo.com
La pénurie de pétrole sera flagrante en 2030
Les pétrolières prévoient un écart important entre la demande et l’offre
Voilà George W. Bush prévenu. L’offre en pétrole brut ne pourra pas répondre à la demande mondiale croissante dans les 25 prochaines années.
Conséquence : nous devrons avoir recours à d'autres carburants tels que l'éthanol, selon un projet de rapport du Conseil national du pétrole, rédigé à la demande du gouvernement américain. Après plusieurs institutions internationales, voilà maintenant le secteur pétrolier lui-même qui sonne l’alarme.

Le rapport recommande notamment d’améliorer l’économie d’essence des voitures « au niveau le plus élevé possible », sans toutefois quantifier cette recommandation.

Les conclusions de ce rapport doivent maintenant être approuvées par les 175 membres du Conseil et présentées au secrétaire à l'Energie, Samuel Bodman. Un exemplaire a été par le Wall Street Journal lundi.

Accentuer l'exploration

Selon le rapport intitulé «Affronter les dures réalités sur l'énergie», c’est aux alentours de 2030 que se fera vraiment sentir la pénurie de pétrole. La production aura bien entendu progressé d’ici-là, mais elle sera insuffisante comparativement à la hausse foudroyante de la demande, estimée à environ 50% d’ici 25 ans.

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) prévoit une demande de 118 millions de barils par jour à l’horizon 2030 ; cette demande est aujourd’hui de 84 mbj.

Le rapport du Conseil national du pétrole rapporte que les pétrolières prévoient, en moyenne, être en mesure de fournir un total de 107 mbj en 2030.

Principale solution avancée par les experts qui ont rédigé le rapport : l’utilisation des carburants alternatifs, comme l’éthanol et le biodiesel, mais aussi l’essence synthétique fabriquée grâce au charbon. Ceux-ci préconisent également d’accentuer l’exploration des sables bitumineux et des fonds marins.

« Toutes les sources d’énergie pouvant être exploitées de manière rentable devront l’être », afin de répondre à la demande croissante. Cela inclut l’exploitation du pétrole se trouvant dans les « zones protégées », comme les parcs nationaux.

En 2030, les principales sources d’énergie devraient malgré tout demeurer sensiblement les mêmes qu’aujourd’hui : charbon, pétrole et gaz naturel représentent 85% de l’énergie utilisée dans le monde.

Avec AP et Alexis Beauchamp

Pour aller plus loin:

www.npc.org National Petroleum Council

www.mercurynews.com Associated Press

www.chron.com Houston Chronicle

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Eric LAITAT

Commentaire mis en ligne le 20 juillet 2007
Vision durable est clairement inscrit dans une communication sur le développement durable. Des détails d'expression affaiblissent le propos et même risquent d'être contre-productifs pour la majorité précoce (au sens de Kotler et Dubois), c'est à dire tous ceux qui feront-durable s'ils sentent maintenant que c'est LA voie du furtur..

Tout le monde réalise que le prix de l'énergie est à la hausse. Plus encore pour les énergies fossiles et particulièrement en Europe, à la pompe à essence et pour le chauffage domestique. . Alor qu'on réagit immédiatement pour une fuite de robinet... On néglige trop souvent les fuites d'énergie,... par ignorance (http://www.construire-malin.be/fuite-d-argent/fuite-d-energie-et-fuite-d-argent.html)

La notion de pic de pétrole (http://blog.ecopilot.be/pic-de-petrole-brocorens)doit être vulgarisée. Il est évident qu'on doit maintenant pagir et préparer un futur avec moins d'énergies fossiles.


Je me réjouis, Olivier, que le Président Bush soit au fait de la pénurie du pétrole détaillée dans 2 articles! (LOL). Mais, ce n’est pas un point d’intérêt.

1- On ne peut se satisfaire d’espoirs de développement(s) technologique(s) pour l’extraction. On peut certes extraire tout le pétrole de la terre. Mais pas à n’importe quel prix.
2- On ne peut annoncer des perspectives à des horizons temporels lointains (2030). Ces horizons lointains sont démobilisateurs de l’effort à fournir maintenant.
3- On ne peut se gargariser de projections de productions en mbj (millions de barils jours). Seuls les professionnels maîtrisent ces ordres de grandeurs, et encore, de façon relative.
4- On ne peut laisser planer de faux espoirs sur l’éthanol et le biodiesel. Ce sont des palliatifs d’actualité et non des solutions du futur. Les biocarburants sont un produit accessoire de l’agriculture qui comporte un pourcentage significatif d’énergie fossile cachée.


C’est maintenant qu’il faut réduire notre gaspillage énergétique. C’est maintenant qu’il faut utiliser l’énergie de façon rationnelle. Et en toute circonstance, il faut utiliser un vocabulaire positif pour le développement durable (Lire un vocabulaire positif pour le développement durable).

Le Construire-Durable, c’est maintenant qu’il doit se faire. Pour un bien de consommation qui se renouvelle aussi lentement, tout retard de mise en oeuvre se répercute lourdement dans la durée.