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16/09/2009 - Jean-François Barbe
Du CO2 en planches

"Le bois, c'est du CO2 en planches. Si la forêt est exploitée de façon durable, ça permet de conserver des millions de tonnes de carbone".

Tel est le message qu'a livré mardi Claude Villeneuve, directeur de la Chaire en Éco-conseil à l'UQAC, lors du lancement de la Coalition Bois Québec.

Une Coalition qui veut davantage de projets ayant misé sur le bois, à l'instar du centre sportif du Collège Marie-Victorin, de l'édifice de la Fondaction à Québec et du pavillon Gene H. Kruger de l'Université Laval. Une vague qui s'étend, comme le montre le projet de nouvelle salle de l’Orchestre symphonique de Montréal qui sera construite en bois. Le futur aréna Pierre Lavoie, au Saguenay, en fera également grand usage.

Notamment composée de la CSN, d'Équiterre, de la Fédération québécoise des municipalités et de la Chaire en Éco-conseil, la coalition entend favoriser le bois dans l'industrie de la construction afin de lutter contre les changements climatiques et de soutenir les régions du Québec. Cette utilisation se ferait aux dépens du béton et de l'acier. Selon le directeur de la coalition, François Tanguay, qui est d'ailleurs un ancien dirigeant de Greenpeace, un mètre cube de bois stocke 1,1 tonne de carbone atmosphérique.

"Pour construire un édifice, pourquoi devrions-nous émettre quatre fois plus de gaz à effet de serre en utilisant du ciment, ou huit fois plus de gaz à effet de serre en utilisant de l'acier, alors qu'on peut le faire en utilisant du bois, pour une fraction des émissions de GES?" a dit Steven Guilbeault, coordonnateur général adjoint d'Équiterre.

Seuls 15% des édifices commerciaux sont dotés d'une charpente en bois, alors que le pourcentage atteint 95% dans le secteur résidentiel, a indiqué Robert Beauregard, président de la Coalition et doyen de la faculté de foresterie de l'Université Laval.

Appui mitigé de Greenpeace

"Nous invitons la Coalition à se positionner pour une meilleure gestion de la forêt au Québec", a dit la directrice par intérim de Greenpeace Québec, Mélissa Filion, en faisant référence à l'exploitation de la forêt boréale.

Les régions du Québec ont perdu plus 15,000 emplois depuis 2005, en raison des fermetures de scieries et de papeteries.

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