Un organisme écologique lavallois s'inquiète. Et si l'un des derniers grands espaces naturels de la région de Montréal passait sous la coupe des promoteurs immobiliers?
Située entre Terrebonne et l’île Jésus, l'archipel Saint-François suscite bien des convoitises. Sous juridiction de Ville de Laval, le zonage de ce territoire est de nature résidentielle. Or, «la valeur écologique de ces îles est inestimable», affirme le directeur général de l'organisme Éco-Nature, Robert Bisson, dans les pages de la dernière édition du journal Courrier Laval.
Il est cependant possible que ces îles puissent un jour intégrer le Parc de la Rivière-des-Mille-Iles, la solution préconisée par Éco-Nature. Un pas a été franchi en ce sens par le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport qui veut faire l'inventaire des espèces animales et végétales rares, menacées et vulnérables de l'archipel. Un mandat que réalisera Éco-Nature, qui est également gestionnaire du Parc de la Rivière-des-Mille-Iles. Par exemple, à l’île aux Vaches, l'une des trois que compte l'archipel, se trouve «la plus grande érablière à érable noir au Québec», qui pourrait être désignée comme étant espèce végétale vulnérable.
«Ne serait-ce qu’en raison de leur situation géographique, alors qu’il ne reste plus grand chose en matière d’espaces naturels dans la grande région de Montréal, ces trois îles doivent être protégées», affirme Robert Bisson. Toutefois, prévient-il, «dans le plan d’urbanisme de Ville Laval, il est prévu de les construire [les îles]».
La ministre Michelle Courchesne, qui chapeaute l'Éducation, Loisir et Sport, est également députée du comté lavallois de Fabre.

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